Sangaré Sidiki Boubacar

Après la vente de plaques d’immatriculation portant le numéro 517 MD, conférant l’immunité diplomatique, une escroquerie qui a coûté des millions à des individus circulant dans la capitale économique d’Abidjan, une grande chaîne d’escroquerie est actuellement dévoilée, impliquant les membres de cette organisation.

LE MODE OPÉRATOIRE

Le schéma consiste à obtenir des accords de siège auprès des pays de la sous-région pour ensuite mener à bien des escroqueries bien organisées. Tout a débuté du côté de la Côte d’Ivoire. Après avoir escroqué de nombreuses personnes en se faisant passer pour RCEEDAO, Sangaré Sidiki Boubacar a déboursé d’importantes sommes d’argent pour corrompre certains cadres du ministère des Affaires Étrangères de la Côte d’Ivoire. Il a présenté de faux documents et a réussi à obtenir le changement de nom de RCEEDAO, qui est devenu OMEX.

Pour ce faire, en complicité avec certains magistrats corrompus, Sangaré Sidiki Boubacar a fait incarcérer le fondateur de RCEEDAO, Monsieur Daoua, afin d’atteindre son objectif. Cette complicité avec des cadres du ministère des Affaires Étrangères a abouti, transformant RCEEDAO en OMEX. C’est à dire l’accord de siège portant le nom RCEEDAO à été transformé en OMEX

Toutes les procédures judiciaires engagées par Monsieur Daoua ont été rejetées, par des magistrats à la guise de Sangaré Sidiki Boubacar, qui faisait la pluie et le beau temps sur les autorités ivoiriennes.

Après la Côte d’Ivoire, Sangaré Sidiki Boubacar s’est dirigé vers d’autres pays, toujours avec la complicité de certains cadres du ministère des Affaires Étrangères, pour effectuer des changements similaires, abandonnant définitivement RCEEDAO. Devenu officiel, OMEX a servi à influencer des hommes d’affaires de premier plan, les désignant comme représentants résidents en échange de primes s’élevant de 100 à 300 millions.

Une fois ces primes versées, Sangaré Sidiki Boubacar a utilisé au moins 5 % de ces fonds pour des actions sociales et pour soutenir les artistes, lui permettant ainsi de se faire passer pour un ambassadeur, comme le chante l’artiste ivoirien Serge Beynaud. Après cette phase, Sangaré Sidiki Boubacar est passé à la phase la plus importante.

Il a organisé des escroqueries à l’échelle internationale, de Paris à Dubaï, jusqu’à Abidjan, en établissant un réseau et en escroquant des hommes d’affaires membres d’OMEX.

C’est ainsi que le milliardaire Burkinabé Apollinaire Ouedraogo a fait de Sangaré son homme de confiance, jusqu’à ce qu’il soit escroqué de 3 milliards et que Sangaré Sidiki Boubacar soit finalement arrêté.

La question qui se pose est de savoir quelle autorité a toujours couvert Sangaré Sidiki Boubacar.

Selon plusieurs informations, Sangaré Sidiki Boubacar aurait laissé entendre qu’il bénéficiait de la protection de la famille présidentielle, notamment du fils du Président Alassane Ouattara et du frère cadet du Président, à qui il affirme avoir versé la somme d’un milliard, selon des informations non confirmées. Outre la famille présidentielle, l’on parle d’un réseau de hautes autorités qui auraient bénéficié des grâces de Sangaré Sidiki Boubacar. De la gendarmerie à la police, en passant par le système judiciaire, sans oublier des ministres, Sangaré Sidiki Boubacar n’aurait pas hésité à verser des sommes considérables pour s’assurer leur protection.

Cette affaire promet de révéler de nombreuses surprises.

À suivre…

Paul KONAN

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