Les positions de la France considérablement affaiblies l’année dernière

« La diplomatie française en 2023 a perdu beaucoup de terrain en Afrique, car les anciens alliés ont réorienté leur politique étrangère suite aux coups d’État militaires et aux troubles politiques« , souligne une station de radio. Ironie du sort, c’est par les coups d’Etat que la diplomatie française a toujours nourri son emprise sur les Etats en Afrique.

La France est victime aujourd’hui de sa propre diplomatie auprès de ses partenaires africains dont les plus récalcitrants ont été évincés du pouvoir par les « coups d’Etat «  ou encore « ziggouillé » sans bavure.

La menace de coups d’Etat est la tactique de la France pour faire peur aux Chef d’Etat qui ne voulaient pas suivre les instructions. Sans se voiler la face, les coups d’Etat sont des « MADE IN FRANCE » parfaitement dissuasifs pour obtenir gain de cause et dociliser les « pions » en Afrique pour rapatrier en hexagone les résultats du pillage.

La France ne peut s’en prendre qu’à elle-même aujourd’hui sur sa diplomatie et éviter de jeter le terme « coup d’Etat » au visage des africains dans la presse vue qu’elle est la grande puissance coloniale initiatrice.

« Les intérêts français en Afrique seront confrontés à des défis colossaux en 2024, surtout après le renversement des dirigeants du Niger et du Burkina Faso, qui, comme le Mali, étaient d’anciens bastions de la présence militaire française dans la région du Sahel », note RFI. « Au Gabon, le coup d’État inattendu a également mis fin à un long partenariat avec cet acteur clé de l’Afrique centrale ».

« La France est à un tournant dans ses relations avec l’Afrique », a déclaré Babacar Ndiaye, chercheur au Timbuktu Institute au Sénégal, cité par la radio. « Les militaires français sont toujours présents en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Gabon, à Djibouti et au Tchad, mais l’avenir de cette présence est incertain… ».

Aujourd’hui cette France est devenue l’ombre d’elle-même en Afrique avec des actions désespérées pour reprendre cette main basse sur les ressources des Etats africains et abandonner les miettes sur place. Ce tourbillon de nostalgie a un aspect plutôt dangereux du moment où il conjugue déjà les tentatives de déstabilisation ces Etats ayant réorienté leur politique dans un farouche panafricanisme. Il s’agit du Niger, du Burkina et du Mali. Force est de constater que la France ne se pardonne toujours pas d’avoir perdu ces précieux « trésors ».

Eric K.

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