Algérie : Des autorités au chevet du Niger

L’Algérie qui dispose d’une frontière commune avec le Niger, est en tractation avec la CEDEAO sur la situation au Niger. Hostile à une intervention militaire de l’organisation sous – régionale qui serait « une menace directe pour l’Algérie », le président Tebboune a proposé sa médiation.

A cet effet, les autorités algériennes ont proposé au Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) au Niger, « un plan de transition de six mois ».

Ainsi, Alger propose des discussions politiques « pendant six mois au maximum (…) avec la participation et l’approbation de toutes les parties au Niger sans exclusion », sous la tutelle d’une « autorité civile dirigée par une personnalité consensuelle et acceptée par toute la classe politique ».

Après la chute du président nigérien Mohamed Bazoum le 26 juillet dernier, la Cedeao avait annoncé le 10 août son intention de déployer une force ouest-africaine « pour rétablir l’ordre constitutionnel au Niger ».

M. Attaf, ministre des affaires étrangères algérien, avait mis en garde contre les « effets catastrophiques » d’une solution militaire qui risque de « pousser des milliers de Nigériens sur la voie de la migration », estimant qu’un nouveau conflit dans la région pourrait constituer « un incubateur supplémentaire pour le terrorisme et le crime organisé ».

Le président du CNSP, le Général Abdourahamane Tiani, avait appelé à « une période de transition qui durerait au maximum trois ans », mais la médiation du président algérien a plutôt opté pour un retour à l’ordre constitutionnel et démocratique, au lieu des trois ans suggérés par Niamey.

Toutefois la médiation algérienne est favorablement accueillie par les autorités du Niger.

Eric KPONSOU

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