Burkina-Faso /Attaques de Djibo: A qui doit-on le silence de la communauté internationale ?

Depuis les attaques terroristes perpétrées en masse dimanche 26 novembre contre la ville de Djibo dans le centre -Nord du pays, la communauté internationale est restée muette comme une carpe. Les autorités burkinabè n’ont eu vent d’ aucune condamnation des attaques, venant ni de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), l’Union Européenne (UE), l’Union Africaine (UA), ni de la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

En lieu et place d’une condamnation, la communauté internationale a instruit ses médias traditionnels à la manœuvre des estimations, des suppositions, de la caricature d’évènement et d’une bonne dose de fabulation pour créer le fameux cocktail de la désinformation.

D’habitude, la presse internationale fait le chou gras des attaques terroristes contre le régime du capitaine Ibrahim Traoré, mettant en avant un soi-disant manquement des autorités de la transition à venir à bout du terrorisme.

Dès le crépitement des armes de l’ennemi, des médias s’empressent de dresser le bilan des victimes avant même la fin des hostilités, tels des articles en hibernation, ressuscités pour la circonstance.

On se rappelle encore du massacre du village de Zaongo le 5 novembre où ces médias étrangers ont surestimé le bilan des victimes avant même la sortie des officiels burkinabè.

Alors que les autorités évoquaient 70 morts dont des enfants et des personnes âgées, la presse africaine de l’occident affichait le compteur à plus d’une centaine de mort.

Qu’en est-il alors de l’attaque de Djibo ? Si certains médias étrangers évoquent 22 soldats tués sans en être certains, d’autres encore chuchotent que 40 civils ont été tués.

Mais dans le lot des chiffres inspirés d’un casino, aucun média international n’a eu le courage de situer l’opinion dans quel camp se situe  » l’hécatombe ».

D’ailleurs la vidéo diffusée sur les réseaux a montré sur divers angles, des motos calcinés avec des corps noircis et soufflés par les frappes.

Faut-il chercher encore à connaitre le camp de « l’ hécatombe » alors que le silence de la communauté internationale, le désigne déjà ?

Quel silence !

Un penseur a dit que « le silence est un message plus parlant que les mots« . De cela on retient que le manque de condamnation de l’attaque de Djibo par les organisations internationales, s’explique juste par  » le mépris. ».

C’est l’attitude d’un commandant au front, qui a perdu plus de la moitié de ses hommes et qui rumine dans son coin en silence, sa frustration.

On est plus dans la dynamique où les autorités burkinabè sont sujettes à toute sorte de discrédit imaginable suite aux attaques terroristes, où parfois même accusées d’en être les auteurs.

A l’heure du manque de condamnation des faits de la part de l’ONU, de l’Union Européenne, de l’Union Africaine et de la CEDEAO, devrait – on conclure qu’elles se reprochent quelque chose en silence ?

 » Ils sont complices des terroristes, ces organisations… » lance un citoyen. L’ONU en bon gendarme de la paix dans le monde, serait-elle en réalité un imposteur ?

 » Est ce que le plan de cette attaque est de permettre à l’ONU de pouvoir s’installer à Djibo pour se faire passer pour des burkinabè qui attaquent leurs propres pays ? », s’interroge-t-il encore ?

On a encore en mémoire la guerre civile au Rwanda qui a viré à l’épuration ethnique à la machette entre Hutu et Tutsi en 1994 et dont il a été révélé des années plus tard, une orchestration de l’ONU et de la France.

En tout cas, l’attaque sur Djibo qui a mobilisé plus de terroristes que lors de précédentes attaques est un échec cuisant pour les terroristes. Les estimations de l’armée burkinabè font état de plus de 400 terroristes éliminés sur un nombre total de 800 qui se sont convergés en groupe en direction de Djibo pour aussi s’emparer de sa base militaire.

Selon un autre observateur, le mutisme ambiant de la communauté internationale surtout de l’Union Européenne, cache une frustration après l’échec d’un coup d’Etat déguisé.

Quant à l’Union Africaine et la CEDEAO que le citoyen qualifie d’ « épouvantails dans un champs de blé », en clair des organisations africaines destinés juste à effrayer, il martèle que leur manque de condamnation de l’attaque n’est pas une surprise.

Eric K.

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