Burkina-Faso : Le capitaine Ibrahim Traoré partage son bilan avec des confrères de la presse

Le président de la transition, le Capitaine Ibrahim Traoré s’est livré vendredi 29 septembre 2023 à un débat télévisé avec la presse autour de questions sociales, sécuritaires, économiques et politiques dans le cadre du premier anniversaire de la transition au Burkina-Faso.

Après un an de conduite du processus de la transition dans notre pays, le Capitaine Ibrahim Traoré reconnait que « l’itinéraire empruntée est difficile » mais qu’il y a « une lutte à mener contre « l’impérialisme ».

Affirmant que l’impérialisme est tout aussi « local », le président de la transition déclare aussi que pour « toute personne qui voudrait se mettre en travers de la marche du peuple, il n’y aura pas de sentiment ».

« C’est fini » précise-t-il.

Dans cette « guérilla », le capitaine Ibrahim Traoré estime qu’il va toujours « protéger notre itinéraire, escorter les commerçants ».

« Nous sommes aussi dans les communications, nous avons sensibilisé » répond-il à un des journalistes qui a demandé si les armes sont les seuls outils de combat contre le terrorisme.

Contrairement aux « deux cent kalachnikov » que l’armée possédait à l’époque, le chef de l’Etat affirme qu’il y a « de l’équipement qui est revenu » même si nous ne sommes encore qu’au stade d’« introduction ».

Le Capitaine Ibrahim Traoré qui a fait de la lutte contre le terrorisme son cheval de bataille, évoque en effet « un manque d’effectif ».

Pour répondre à ce besoin, il compte mobiliser des « gendarmes auxiliaires » pour un total de près de 4000 effectifs à l’issu des recrutements en cours.

« On recrute, on réorganise et on avance » a-t-il encore souligné.

Le dirigeant du pays tout en se félicitant de ce regroupement estime qu’il a « un rêve pour les soldats ».

« On va revoir la condition du soldat. Il faut qu’ils vivent bien. On va améliorer leur condition » a –t-il ajouté.

Soutenant que ce sont des réflexions en cours, le capitaine Ibrahim Traoré ne cache pas qu’il y a « une formule » pour les VDP qui sont de 20000f cfa au départ à 60000f cfa aujourd’hui.

Quant à la revalorisation de leur salaire, pour le président de la transition, cela va dépendre de l’économie.

Le dirigeant du pays regrette également que « si on avait défendu le Mali et le Niger depuis 2012, les terroristes ne seraient pas là ».

Sur la question du soutien militaire au Niger sur fond d’inquiétude autour d’une probable dispersion des forces, le président de la transition répond qu’ « on ne peut pas rester les bras croisés ».

Pour lui, « la meilleure manière de se défendre, c’est d’aller » au Niger car « si le Niger est déstabilisé, le Burkina c’est foutu ».

Le président burkinabè entend également « réorganiser la justice militaire » pour assurer la « cohésion et l’entente au sein de l’armée ».

Sur la question d’une possible dissolution du corps de la gendarmerie, le chef de l’Etat infirme l’information mais estime que « s’il y a des individus au sein de la gendarmerie qui font du mal au peuple, ils vont répondre ».

Selon lui, ces «…individus à l’intérieur de la gendarmerie, sont manipulés ».

Le Capitaine Ibrahim Traoré, dans cette « guerre psychologique » pensent aussi que ce sont des gens qui sont installés dans le « mauvais sens ».

Tout compte fait, la préoccupation principale du président burkinabè reste le dossier sécuritaire qui déjà reçoit du soutien de la part du peuple burkinabè et de sa diaspora.

D’ailleurs à cet effet, le capitaine Ibrahim Traoré a salué l’engagement des burkinabè à « défendre leur terre ».

Sur la signature de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), le dirigeant burkinabè a aussi expliqué que « l’AES est une défense commune ».

« Nous avons décidé d’unifier notre espace » a-t-il encore ajouté.

Sur le parallèle entre l’AES et la CEDEAO, le président Ibrahim Traoré répond également que « jusqu’à preuve du contraire, on n’a pas quitté la CEDEAO ».

Eric

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