Burkina-Faso :  Le média tirailleur a encore manqué sa cible

Un article de jeune Afrique datant du 21 septembre 2023 et titré « Au Burkina Faso, la grogne monte dans les casernes », n’est en fait qu’un canular. L’article du magazine d’information relate qu’« un mouvement d’humeur a gagné des garnisons militaires le 20 septembre avant d’être finalement contenu ».

A première vue, on peut constater que Jeune Afrique s’est largement inspiré de l’article du site d’information de VOA (Voice Of America) sur le Burkina-Faso le 16 avril 2011, et dont le titre est « La Grogne des militaires se poursuit ».

La seule différence est que l’article de son inspiration date d’il y a douze ans.

Toutefois on s’aperçoit que le choix d’un tel article par « Jeune Afrique » n’est pas fortuit puisque ce journal à la botte de la France a toujours tiré les autorités du pays des Hommes Intègres et son président le capitaine Ibrahim TRAORE, vers le bas, manquant de tirer à balle réelle.

Le tirailleur a donc encore manqué sa cible comme à son habitude, les objectifs machiavéliques n’étant pas atteints.

On comprend en effet que les gesticulations dudit journal s’expliquent par un évènement qu’il aurait pris pour « le scoop » du siècle.

Il s’agit de la tentative de coup d’Etat contre le Président Ibrahim Traoré, habilement déjouée le 20 septembre 2023.

Le groupe de Henry Sebgo qui affichait le 12 septembre 2023 qu’ils mettront à nu le Directeur Général de l’ANR dans les huit jours qui suivent c’est-à-dire le 20 septembre 2023, serait dans le coup.

A la date du 20 septembre 2023, comme par coïncidence, les services de renseignements aperçoivent et pourchassent à Ouagadougou une mallette d’argent en provenance du Benin.

Au dernière nouvelle, l’argent proviendrait de François Compaoré via Ouedraogo Alizata (dite alizate Guando) et remis à un certain Mathias alias Matiko.

Après l’exercice de la gendarmerie qui a été un succès les semaines précédentes, certains officiers ont prévu un autre exercice, le jour du 20 septembre dans la capitale à Ouagadougou.

La différence est que les autorités n’avaient pas été informées de cet exercice, ni le ministre, ni l’état-major exceptée des officiers de la gendarmerie eux-mêmes qui ont donné les ordres. 

Les services de renseignement ont alors refusé que cet exercice de la gendarmerie soit exécuté dans la ville de Ouagadougou.

D’où la colère de certains officiers qui se sont retrouvés dans les camps pour tirer et avec de grosses détonations faisant croire à une mutinerie.

C’est à partir de cet incident que « Jeune Afrique » a eu « la brillante idée » de faire croire à « une grogne de militaires » dans les garnisons, persuadé d’avoir détenu le coup du siècle.

Initialement, le 20 septembre a été choisi pour faire tomber le régime du Président Ibrahim Traoré, d’où la sortie de Henry Sebgo le 12 septembre 2023.

Des enquêtes sont en cours et certains officiers sont en passe d’être dénoncés.

Elles devront aussi déterminer la responsabilité de « Jeune Afrique » dans cette affaire pour diffusion de fausses informations visant à provoquer la confusion dans le but de renverser le Capitaine Ibrahim TRAORE et mettre en péril tout le processus de transition en cours actuellement au Burkina-Faso.

Eric

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