Burkina-Faso/ Mort du commandant TOUHOGOBOU Ismaël : « Une enquête sera ouverte »

A L’heure où les spéculations vont bon train sur les réseaux sociaux et sur le site de Jeune Afrique après l’annonce de la mort du commandant TOUHOGOBOU Ismaël par le Parquet militaire à travers un communiqué le 8 octobre 2023, les personnes arrêtées dans le cadre de cette affaire continuent de citer des noms.

Si pour le journal Jeune Afrique, l’officier a été « abattu à son domicile », c’est encore dans le but de soulever la population contre les autorités de la transition.

L’approche délibérée de cette publication sur ce dossier est grotesque et sans fondement alors qu’il est clairement établi qu’il s’agit d’une interpellation qui aurait mal tourné.

Il est clair que cette manœuvre de Jeune Afrique vise à faire croire à une exécution pure et simple du commandant.

Il y a longtemps que le peuple burkinabè n’avale plus ce genre de pilule.

D’ailleurs une chanson de Tiken Jah Fakoly n’a-t-elle pas fredonné, « on a tout compris … » ?

Au sein d’un peuple éveillé, les autorités sont l’image d’une farouche aspiration à la liberté contre tout support de « Guérilla ».

Une enquête sera certes ouverte sur l’interpellation qui a conduit à la mort du commandant TOUHOGOBOU Ismaël.

Toutefois les investigations vont établir que dans un mandat à amener, l’officier a tiré sur l’équipe d’interpellation.

Dans cette configuration, la légitime défense sera clairement établie.

De plus l’officier était en délit de fuite et n’a donc pas l’intention de comparaitre ni de se rendre aux autorités.

Pourtant la consigne des autorités est d’émettre « un mandat d’amener » et non de lancer un assaut.

Il ne s’agit donc pas d’un homme à « abattre ». Le commandant se savait au pieds du mur et ne voulant rien lâcher aux autorités, a donc préféré emporter son secret.

De toute évidence, après tout incident, les réactions alimentent toute sorte de théorie.

Et dans le cas d’espèce, comme le souligne Jeune Afrique, un tel incident ne déroge pas à la règle.

Il a certes suscité « des réactions de surprises et parfois d’indignations sur les réseaux sociaux » comme Jeune Afrique veut le faire croire sachant bien qu’il a manipulé.

L’élément de l’équipe d’interpellation qui a été blessé, est évacué dans un centre de santé pour des soins appropriés mais d’autres sources révèlent encore que le commandant tué, aurait blessé d’autres éléments.

Dans tout ce scénario, Jeune Afrique espère encore « des précisions sur ce décès ». Quelle ironie !

Reconnaissant que la mort du commandant intervient après l’arrestation de quatre officiers dans le cadre de la tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat, Jeune Afrique retrace la carrière de l’officier tel un héros qui pour beaucoup est tout de même un traitre.

Eric

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