Burkina-Faso: Quand François ZOUNGRANA, met les pieds dans le plat

A l’heure où les autorités de la transition s’évertuent à assurer la cohésion au sein de l’armée et de la gendarmerie après les dernières tentatives de déstabilisation, l’officier François ZOUBGRANA fait des éloges maladroits sur sa soi-disant  » loyauté » envers la gendarmerie depuis 2021.

« Avons nous besoin de cela en ce moment ? », peut-on se demander au moment où les nerfs sont à fleur de peau face à la situation fragile que nous traversons.

Il est inacceptable qu’à un moment où certains officiers sont arrêtés pour complicité dans la tentative de coup d’Etat, d’autres cherchent à mettre de l’huile sur le feu envoyant des documents sans tête ni queue à des publications hostiles au régime.

Suite au coup d’Etat déjoué, avec son lot d’arrestations, le Président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, réfléchit actuellement à renforcer les capacités de la gendarmerie et des forces spéciales.

C’est à un moment aussi délicat que, dans le sens maladroit du terme, François ZOUNGRANA, advienne avec des propos décousus de sens pour dénoncer de prétendus mensonges au sujet de la gendarmerie sur les réseaux sociaux.

Le peuple burkinabè est déjà au courant des manipulations sur les réseaux sociaux. De quels mensonges fait-il encore allusion?

Dans un document de près de dix pages, l’officier qui annonce que ses écrits ne cachent « aucune intention politique ou malveillante », a plutôt vent de distraire le peuple par ses montages dénués de sens.

Force est de constater aussi que François ZOUNGRANA qui prétend défendre ses hommes qu’il nomme « immortels » dans « un moment d’adversité », entend honorer l’image de la gendarmerie qui a été garante de la stabilité du pays au prix de grands sacrifices.

Il oublie que sans le peuple, les VDP et la diaspora, il ne serait pas là en train de se jeter des fleurs.

De quoi je me mêle, dira un citoyen burkinabè ayant eu vent du document et qui voit en ces pages, une autre forme de déstabilisation à des fins de détournement de conscience.

Parcourant de long en large sa carrière dans la gendarmerie lors de ces dernières années de combat contre le terrorisme, l’officier se vante des stratégies adoptées pour vaincre les terroristes avec le format d’attaque à moto.

Selon lui cette stratégie est son œuvre à l’instar du 26 septembre 2022, lorsque le convoi retour du ravitaillement de Djibo se fait attaquer à hauteur de GASKINDE où c’est l’USIGN qui a été dépêchée pour aller se mettre à la tête des unités militaires engagées pour le ratissage.

Nous comprenons finalement que cet officier indélicat n’a rien compris au mot stabilité politique. Pourquoi se permet – il de raconter de telles âneries qui pourraient semer la confusion dans l’esprit d’honnêtes citoyens ?

Le peuple burkinabè a-t-il besoin de revivre un passé douloureux sous prétexte de lui faire connaître les travaux de la force spéciale de la gendarmerie ? En quoi cela règle-t-il le problème du pays à l’heure actuelle ?

Il est clair que derrière la frustration de cet officier, se cache un non sens qui ose revendiquer une prétendue « loyauté » qui de toute évidence, n’a pas sa place dans les actions menées par le gouvernement de la transition contre le terrorisme.

Eric

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