Guinée – Bissau: Umaro Sissoco Embalo, poupée lusophone docile de Paris ?

Depuis son élection le 1er janvier 2020, Umaro Sissoco Embalo dirige la Guinée Bissau en noble  » rassembleur » dans un pays en déconfiture socio-politique. La dissolution du parlement pour « tentative de coup d’État », cache en réalité la main de Paris.

En Guinée -Bissau , le Président Umaro Sissoco Embalo a décidé de dissoudre le Parlement dominé à forte majorité par l’opposition après les affrontements armés entre la garde présidentielle et des éléments de sécurité, faisant deux morts.

L’incident est qualifiée de « tentative de coup d’État » et justifie la décision de Umaro Sissoco Embalo de dissoudre le Parlement sans préciser la date des prochaines élections législatives.

« La date des prochaines élections législatives sera fixée le moment opportun, conformément aux dispositions (…) de la Constitution », dit un décret présidentiel communiqué à la presse.

Malheureusement, le peuple Bissau-guinéen se doute que la soi-disant « tentative de coup d’État » n’est en fait qu’une supercherie du pouvoir pour justifier la dissolution d’un parlement dominée par l’opposition afin de s’adjuger le plein pouvoir et gouverner en autocratie.

Semble-t-il que la « complicité » tient beaucoup plus la route par rapport à la fourbe qui a fait deux morts jeudi dernier.

« Après cette tentative de coup d’État menée par la Garde nationale et devant les preuves fortes de l’existence de complicités politiques, le fonctionnement normal des institutions de la République est devenu impossible. Ces faits confirment l’existence d’une grave crise politique », a déclaré Umaro Sissoco Embalo qui au vue de ces propos venait de pactiser avec Paris.

Aussi annonce-t-il que ces faits confirment l’existence d’une  » grave crise politique » alors que depuis son indépendance en 1974, la Guinée-Bissau évolue dans une instabilité politique chronique avec des coups de force à répétition. Une atmosphère politique invivable, que d’ailleurs Umaro Sissoco Embalo n’arrive pas à rétablir.

De l’échec de sa politique, il en ressort une volonté manifeste de pactiser avec le diable pour tronquer la République contre des comptes en banque.

Si l’ONU et la France fanfaronnent que c’est un pays qui sert de porte d’entrée à la drogue sur le continent et en Europe, c’est surtout pour détourner l’attention de l’opinion afin de dealer en toute tranquillité avec le narco trafiquant.

L’ultime solution pour les Bissau-guinéens c’est de réclamer la tenue de nouvelles élections législatives pour que le peuple puisse exercer son pouvoir sur le Président.

Pour ce faire, des manifestations à répétition avec l’appui d’une opposition en coalition s’impose pour obtenir des scrutins crédibles devant faire sauter le verrou Umaro Sissoco Embalo et de sa clic.

Eric K.

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