RDC : Les autorités réclament le retrait rapide des troupes de l’ONU

Lors de l’Assemblée Générale des Nations – Unies, le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi a pointé du doigt l’incapacité des troupes onusiennes à s’opposer à la rébellion et conflits armés dans le pays. A la tribune de l’organisation, le président congolais a demandé un retrait accéléré des soldats de l’ONU dès la fin de l’année.

La MONUSCO est conviée à quitter au fur et à mesure le pays suite à l’échec de sa mission de maintien de la paix.

Cette demande a été formulée par Félix Tshisekedi à la tribune des Nations Unies lors de la 78ème session de l’Assemblée Générale.

“Malheureusement, les missions de maintien de la paix déployées depuis 25 ans n’ont pas réussi à faire face aux insurrections et aux conflits armés […], ni à protéger la population civile. Il est illusoire et contre-productif de maintenir la Monusco au nom de la restauration et de la stabilisation de la paix”, a-t-il indiqué.

Selon le président Tshisekedi, il est temps pour la RDC « de prendre pleinement son destin en main et de devenir le principal acteur de sa stabilité ».

Puis il revient sur « le retrait progressif de la Monusco » qui pour lui est une étape nécessaire pour consolider « les progrès déjà réalisés ».

Aussi, le Chef de l’Etat de la RDC a martelé que les Casques bleus de l’ONU devraient commencer à quitter le territoire de la République Démocratique du Congo à partir de décembre 2024, comme prévu initialement.

Fustigeant « le silence total » du Conseil de sécurité de l’ONU face aux crimes de guerre et crimes contre l’humanité, ainsi qu’aux violations des droits de l’Homme sur le territoire congolais, Félix Tshisekedi rappelle le respect du calendrier du retrait des troupes.

Depuis le début du mois de septembre, le dirigeant congolais n’a de cesse de dénoncer le mutisme de l’ONU.

A l’époque, le Chef de l’Etat congolais avait adressé un courrier au président du Conseil de sécurité, demandant de punir tous les acteurs, co-auteurs et complices de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ainsi que de violations graves des Droits de l’Homme, du droit international et de la Charte des Nations unies sur le territoire de la RDC.

 

Eric

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