Bénin : un Nigérien retrouvé en possession de 4 plaquettes de tramadol, déposé en prison

Cette semaine, un nigérien a comparu devant la CRIET pour exercice illégal du métier de pharmacien. Des plaquettes de tramadol ont été retrouvées à son domicile.

En effet, l’homme a expliqué devant le juge que les 4 plaquettes de tramadol sont destinées à usages personnels pour l’aider à combattre la fatigue eu égard à son travail.

L’ argument soutenu par son avocat qui demande la libération pure et simple de son client, n’est pas partagé par le ministère public.

En réponse, l’autorité a requis 3 mois de prison ferme contre le nigérien. Le délibéré est renvoyé au 30 novembre prochain.

En mode…

L’action des autorités béninoises devrait être applaudie lorsqu’on est conscient des ravages du Tramadol sur la santé.

Nos gouvernements doivent même aller au-delà en interdisant de manière unanime et systématique l’importation de cette substance dangereuse dans nos pays.

Comme ce nigérien, bon nombre de citoyens des pays de la sous-région n’ont pas encore retenu la leçon et continuent de s’ingurgiter ce poison pour doper leur capacité.

Cette affaire rappelle celle en Côte d’Ivoire où des boissons énergisantes alcoolisées sont traquées parce que contiendraient du Tramadol.

Dans la tentative de comprendre la situation, il devient évident que l’interdiction cacherait une concurrence déloyale ambiante.

Il ne sert à rien de jeter à tort l’anathème sur des boissons énergisantes alcoolisées qui a toujours promu une consommation modérée auprès de la clientèle.

Le vrai problème c’est le tramadol consommé pur et à usage personnel comme ce nigérien.

Certains de ces firmes de boissons avaient reçu au départ l’aval des autorités ivoiriennes pour fonctionner en toute liberté.

Leur suspension aujourd’hui signifie-t-il que ces autorités avaient été corrompues pour laisser les firmes fonctionner ?

Tramadol, un poison ?

La consommation du Tramadol doit être considérée au même titre que l’absorption de stupéfiants. De ce fait, il convient de mettre en place une loi punitive à de lourdes peines d’emprisonnement contre tout vendeur ou consommateur de ce poison.

La décision des autorités béninoises, certes est un début, mais est un exemple à renforcer pour sauver notre jeunesse.

Eric KPONSOU

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